• 20/01/2025
  • Législation / Droit social

Le bulletin de paie en 2025

Voici les principales nouveautés à prendre en compte à compter du 1er janvier 2025 pour l'établissement des bulletins de paie de vos salariés.

Le SMIC et le minimum garanti

La revalorisation annuelle n'a pas eu lieu puisque le gouvernement l'a anticipée de 2 mois en augmentant le Smic horaire brut de 2% au 1er novembre 2024. Aussi, le SMIC reste fixé à 11,88€ au 1er janvier 2025. 

Il en est de même pour le minimum garanti qui s'établit à 4,22€ depuis le 1er novembre 2024.

 

Le plafond de la Sécurité sociale

Le plafond de la Sécurité sociale a été revalorisé de 1,6 % au 1er janvier 2025, conformément à l'évolution du salaire moyen par tête. Les nouveaux montants sont les suivants :

  • Annuel : 47 100 € (contre 46 368 € en 2024)

  • Mensuel : 3 925 € (contre 3 864 € en 2024)

  • Journée : 216 €

  • Heure : 29 €

Cette augmentation, plus modérée que celle de 2024 (+5,4 %), reflète une croissance salariale plus stable. Ces plafonds servent de référence pour le calcul des cotisations sociales et des droits sociaux.

 

La déduction forfaitaire pour frais professionnels

La déduction forfaitaire spécifique (DFS) pour frais professionnels continue de diminuer progressivement en 2025, conformément aux réformes en cours.

Par exemple, pour les VRP, elle diminue de 2 points par an depuis 2024, jusqu'à sa suppression complète prévue en 2038.

 

La limite d'exonération des titres-restaurants

En 2025, le plafond d'exonération des titres-restaurant a été revalorisé à 7,26 € par titre, contre 7,18 € en 2024. 

Cette évolution, effective depuis le 1er janvier 2025, permet aux employeurs de bénéficier d'une exonération de charges sociales sur leur participation à l'achat des titres-restaurant, sous certaines conditions :

  • Participation de l'employeur : Elle doit représenter entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre.

  • Valeur maximale du titre pour exonération : Avec ce nouveau plafond, la valeur faciale d'un titre peut aller jusqu'à 14,52 € (participation de l'employeur à 50 %) tout en restant exonérée.

Cette augmentation vise à soutenir le pouvoir d'achat des salariés tout en optimisant la fiscalité pour les employeurs.